27.07.2007
Un fantasme de gosse devenu réalité
Transformers de Michael Bay
Un fantasme de gosse devenu réalité nous a été pondu par qui ? Les ricains, mais qui d'autre aurait pu avoir les capacités de le faire avec autant de moyens.
Ne nous attardons pas sur le scénario qui n'est pas des plus originaux mais sur la qualité première et voulue, c'est à dire le visuel. Tout d'abord les robots sont réussis, époustouflants de réalisme, leur transformation est impressionnante. Le film ne s'essouffle jamais dosant habilement le rythme entre action et humour, certes un peu potache mais ne va t'on pas voir ce film avec nos souvenirs de gosses en tête.
Le film peut se scinder en 2 parties, parlons tout d'abord de la première.
Il règne sur cette première partie un réel côté sombre, l'armée américaine à l'inverse de beaucoup de films n'est absolument pas mise en valeur, au contraire elle s'en prend plein les mirettes, elle est complètement déroutée et impuissante face à l'intrusion des robots sur le sol. La première séquence du robot hélicoptère est hallucinante, ça tire dans tous les sens, le robot casse littéralement tout, aucune arme ne semble l'atteindre, il est presque invincible et indestructible, la scène scotche le spectateur a son siège. Vient ensuite une sommaire présentation de personnages et l'apparition du caractère principale campé par un adolescent dont le destin est directement lié à la survie de l'humanité. Certains aspects de cette présentation font un peu penser a du American Pie mais bon, soyons tolérants.
Puis la deuxième partie où là les "gentils robots" font leur réel apparition (celle d'Optimus Prime énorme), le ton est carrément cassé pour se tourner plus vers un humour proche du dessins animés, notamment quand Mégatron sort de son sommeil de 100 ans, la première chose qu'il fait et de se présenter d'une grosse voix en disant "je suis Mégatron" ou en traitant l'autre "d'asticot". Les robots sont bourrins, un peu naïfs, patauds, très caricaturaux, mais le ton est suffisamment léger et bien équilibré pour ne pas finir en grosses bourdes qui tomberaient à l'eau.
Et puis la confrontation "gentils" "méchants" commencent dans une succession de scènes d'actions gigantesques.
Le film n'est pas exempt de défauts, la musique de la seconde partie est insupportable, les scènes d'actions sont parfois trop brouillonnent et on ne comprend pas toujours ce qui se passe à l'écran, mais l'action est là, c'est bourrin, puissant et c'est tout ce qu'on demande à un film tel que celui ci et surtout d'un film de Michael Bay mais qui a tenté beaucoup d'audace visuel, il faut l'avouer, il y a certes un esprit un peu amerloque mais je trouve que l'Amérique est plus tournée en dérision et en incapacité face à l'inconnu qu'autre chose, à noter on ne voit aucun drapeau américain dans le film.
Qui aurait cru un jour en voyant le dessin animé et en jouant les voir presqu'en vrai, pourquoi se priver de ce petit plaisir qui nous fait doucement et agréablement retomber en enfance, c'est d'un oeil innocent qu'il faut regarder ce film et pas autrement.
20:40 Publié dans Action, Thriller, SF (Cinéma) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transformers, bay, megatron, optimus prime
09.06.2007
Q.B. is back
Prodigy "Return Of The Mac"
Voici à la base une mixtape de Prodigy (Membre du groupe de Queensbridge Mobb Deep)qui s'avère en fait être aussi bonne qu'un album officiel, en effet ici que des nouveaux morceaux entièrement produit par The alchemist désormais producteur officel de l'écurie Mobb Deep, un son résolument Soul des années 70, sombre, mélancolique, digne d'un polar noir.
Prodigy, toujours aussi "Streets" dans ses textes nous livre des titres qui pourraient aisément faire la bande original de vieux films d'Al Capone, fidèle à lui même il rappe de façon calme, posé, mais le ton sonne l'alarme et on ressent en l'écoutant une ambiance oppressante et paranoïaque de ce que peuvent être certaines rues de New-York.
Bien qu'un peu court (36 minutes), cet album est une bombe qui nous laisse un très bon aperçu de ce que sera son prochain opus "HNIC 2", la suite de son premier solo devenu un classique, bientôt dans les bacs.
Note : 8/10
18:25 Publié dans East-Coast (Musique) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mobb deep, prodigy, queensbridge, alchemist, havoc
01.06.2007
De Flingues et des Colombes

Director : John Woo
Actors : Chow Yun-Fat, Danny Lee, Sally Yeh
The killer, le film que tout bon aficionados de films H.K. et de John Woo connaît. Il s’agit là du film qui l’a fait connaître au monde entier, un film culte, un chef d’œuvre du genre.
Le film nous narre l’histoire d’un tueur à gages (Chow Yun Fat) qui pense à prendre sa retraite. Lors de son dernier contrat, il blesse accidentellement aux yeux une femme chanteuse qu’il avait l’habitude d’écouter dans son club favori. Il lui faut absolument un autre contrat afin de pouvoir lui payer une greffe de cornées, cependant sa tête est mise à prix, il va devoir se sortir de cette situation tout en honorant sa promesse de réunir la somme pour racheter sa faute auprès de la chanteuse.
Si la teneur du film est résolument très violente, le ton n’en demeure pas moins romantique et rempli de bons sentiments. Les thèmes de prédilection de John Woo sont tous réunis dans ce film, le flic du côté du bien mais avec une fascination pour ce tueur, ne sachant plus très bien par moment où se placer d’ailleurs, la mélancolie, l’amitié « à la vie à la mort », la musique (soit le héros en joue soit il en est passionné) , les symboles aussi sont là avec les colombes, l’église, le héros habillé tout de blanc symbole de pureté face à tous ceux qu’il va tuer car eux le méritent…
Visuellement les fusillades sont orchestrées au millimètre avec des ralentis, des accélérés, les mouvements de caméra propres au style John Woo sont amples nous décrivant les espaces de façon précise et les plans sont parfaitement cadrés.
Beaucoup n’y verront qu’un film d’invraisemblance où le héros se prend des tonnes de balles sans faiblir ni mourir, mais ce n’est pas là le principal, il faut voir et accepter cet aspect de la violence au second degré, le héros est là pour être un héros au sens propre du terme, c’est à dire invincible presque indestructible, arrosant à tout va tout ce qui bouge et qui le menace à l’aide de munitions quasiment illimitées. Les situations s’enchaînent, les décors sont différents, le film est très bien monté (malgré quelques problèmes d’enchaînement de séquences que l’on pardonnera), tout va crescendo avec quelques temps morts contemplatifs, le temps de se poser, de souffler et d’avoir le droit à quelques réflexions sur l’amitié, l’amour, la destinée, certes un peu clichés mais c’est le propre du cinéma asiatique, leur naïveté passe beaucoup mieux à l’écran car elle est magnifiée par un visuel et une esthétique des plus raffinés.
Un film de « gunfights » devenu une référence dans ce genre cinématographique.
PS : A noter que l’édition H.K. Vidéos est la meilleure niveau qualité d’image et de son que l’on puisse trouver sur le marché, H.K. Vidéo a fait un très gros travail de restauration. Disponible également avec le DVD une version longue qui nous montre que John Woo au départ tendait plus à se diriger vers le polar noir et l’enquête policière que le film d’action que nous connaissons.
23:10 Publié dans Asiat (Cinéma) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : the killer, john woo, chow, gunfights, asiatique, hk vidéo


